De nombreuses questions restent ouvertes sur les tests de dépistage drogues mortelles.

L’affaire a suscité l’intérêt de la communauté des chercheurs. Mais quelques semaines après la mort d’un homme lors d’un dépistage drogues en France, l’information ne se fait que lentement, goutte à goutte, les Français. L’affaire a suscité l’intérêt de la communauté des chercheurs. Mais quelques semaines après la mort d’un homme lors d’un dépistage drogues en France, l’information ne se fait que lentement. Goutte à goutte, les autorités françaises fournissent de nouvelles informations sur le test dépistage pharmaceutique fatal de Rennes. Les domaines d’application possibles de la substance active BIA 10-2474 semblent prometteurs : troubles anxieux, maladie de Parkinson, troubles moteurs, douleurs chroniques, cancer. Mais ensuite, en janvier, un sujet a subi de graves lésions cérébrales et est mort, tandis que quatre autres sujets se plaignaient et avaient besoin d’un traitement clinique. Depuis lors, la scène pharmaceutique attend des réponses. La politique d’information des autorités et du fabricant pharmaceutique Bial est mise à mal. Les quatre hommes, qui souffraient de troubles neurologiques, sont maintenant chez eux. Cependant, ils continuent à recevoir des soins médicaux et sont régulièrement examinés. Certains sont en cure de désintoxication, ils se portent beaucoup mieux, mais il est encore trop tôt pour dire quels seront les effets à long terme. Une cinquième personne testée ne présentait aucun symptôme, mais avait été emmenée à l’hôpital par précaution. Une victime de 42 ans a fait part lundi au journal régional, le Maine Libre des conséquences de l’expérience : on se sens toujours étourdi et mal quand on reste debout plus de dix minutes, on continue à voir double. Les médecins espéraient une amélioration en six mois ou un an, mais ils ne sont pas certains.

Les lésions du tissu cérébral

De minuscules lésions tissulaires se sont produites dans le cerveau des personnes concernées. Ils se trouvaient à la base du crâne, mais a par ailleurs fait référence au secret médical. Les raisons de ce drame continuent à poser des énigmes. La contamination n’en est évidemment pas la raison : selon le comité, la qualité du produit répondait aux exigences. Le Panel part du principe d’un effet de seuil, c’est-à-dire qu’au-delà d’une certaine quantité de la substance active dans l’organisme, les effets secondaires commencent, 84 personnes avaient auparavant pris sans problème l’inhibiteur d’enzyme BIA 10-2474, 48 d’entre eux ont reçu chacun une dose unique allant jusqu’à 100 milligrammes. Ensuite, les groupes expérimentaux ont reçu une dose quotidienne de 20 milligrammes par jour pendant dix jours chacun : le groupe quatre avec 20 milligrammes par jour se portait toujours bien, mais le groupe cinq avec 50 milligrammes avait des problèmes.

Analyses non encore terminées

La commission examine deux hypothèses en particulier : premièrement, l’effet de la substance active pourrait aller au-delà de l’inhibition d’une enzyme pure. Deuxièmement, qu’un produit de dégradation, métabolite de la drogue pourrait avoir causé le drame. Les analyses devraient être poursuivies, les rapports sont annoncés pour la fin mars. Les autorités françaises constatent trois échecs significatifs de la part du laboratoire Biotrial qui a effectué le test. Après que le premier homme ait été conduit à l’hôpital le cinquième jour du test, on n’avait pas obtenu suffisamment d’informations sur l’évolution de son état. Les autres participants ont donc reçu une nouvelle dose le lendemain matin, et le test n’a été arrêté que dans l’après-midi. Dans le rapport intermédiaire de l’Inspection générale des services sociaux, l’hôpital ne vous a pas appelés, personne n’a posé la question. En outre, le laboratoire n’avait pas informé les autres participants à l’expérience de l’incident et n’a informé les autorités que tardivement. La situation de la personne testée n’était pas alarmante au début, jusqu’à mardi, le lendemain de l’interruption, il n’y avait aucun sentiment de crise. Cela a changé brusquement le mercredi matin lorsqu’on a appris les symptômes des autres patients. Le protocole expérimental avait été largement suivi, et ne voyait aucune raison de suspendre temporairement le permis d’expérimentation de Biotrial.

Toutes les données ne sont pas encore publiées.

Pendant des semaines, des critiques ont été formulées parce que certains documents sur les séries de tests ne sont pas publiés. On a donné toutes les informations qu’on peut. Il y a la propriété industrielle, selon l’autorité, elle aurait souhaité publier deux documents supplémentaires sur Internet, y compris des informations sur les essais sur les animaux avec la substance active, mais le fabricant Bial a refusé de le faire. Ainsi, l’information ne s’infiltre dans les médias que peu à peu, tout récemment, par exemple, le fait que plusieurs chiens sont morts lors des expériences sur les animaux. Ce n’était pas inhabituel, dans ces expériences, des doses très élevées sont délibérément administrées pour tester les limites de tolérance. Les résultats avaient rempli toutes les conditions pour permettre des tests : tests salivaire, test urinaire et tests dépistages sur l’homme. Les deux chiens étaient morts d’une blessure aux poumons, ce qui exclut tout lien direct avec les problèmes. Les données soient publiées rapidement après les accidents, le secret commercial est un principe valable, mais il prime sur l’intérêt général.