La consommation modérée d’alcool peut apporter des avantages, mais la quantité d’alcool qui constitue cette “consommation modérée” varie en fonction du sexe, de l’âge, de l’origine ethnique, des caractéristiques génétiques, du poids corporel et des maladies coexistantes.

L’alcoolisme est une maladie chronique qui évolue lentement. Le pic de dépendance se produit tôt : en moyenne, à l’âge de 18 ans.

Des études montrent que les hommes de moins de 34 ans et les femmes de moins de 45 ans qui ne boivent pas d’alcool ont les taux de mortalité les plus bas.

Après ces âges, la mortalité est plus faible chez les hommes qui prennent jusqu’à cinq verres par semaine et chez les femmes qui n’en prennent pas plus de deux.

Précisons ce qui est considéré comme une boisson. Une boisson doit contenir une quantité d’alcool comprise entre 12 et 14 grammes. Cette masse d’alcool est contenue dans une canette de bière de 350 ml environ ; un verre avec 150 ml de vin ; une dose de 45 ml de distillat (cachaça, whisky, cognac, vodka, etc.).

Les données de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et d’autres organisations internationales ont permis d’établir un tableau comportant quatre catégories qui permettent d’évaluer l’intensité de la consommation d’alcool et les problèmes causés à la santé.

Risque d’alcoolisme

Ce type d’utilisation peut ne pas avoir de conséquences immédiates, mais la probabilité de problèmes physiques, psychologiques ou sociaux augmente si le niveau de consommation augmente.

Les risques associés à l’augmentation du nombre de boissons à chaque occasion sont les accidents, les traumatismes et la participation à des actes de violence. Celles qui sont dues à l’augmentation du nombre de consommations hebdomadaires peuvent entraîner une cirrhose, un cancer et d’autres maladies chroniques.

Le risque d’alcoolisme est le terme utilisé pour caractériser le spectre des utilisations exagérées, mais qui exclut la dépendance chimique. Cependant, environ 1/3 des personnes qui appartiennent à cette catégorie courent le risque de la développer à l’avenir.

Problèmes liés à l’alcool

Lorsque la consommation d’alcool est nocive et s’accompagne de conséquences physiques et psychologiques plus graves, mais ne répond pas encore aux critères de l’alcoolisme. En général, cette catégorie n’inclut pas les cas de dépendance.

Utilisation abusive/nuisible

Lorsque les problèmes suivants se sont reproduits au cours des 12 derniers mois : incapacité à remplir ses obligations ; abus d’alcool dans des situations nécessitant de l’attention, des compétences et une coordination motrice ; litiges juridiques liés à l’alcool ; problèmes de relations interpersonnelles/sociales causés ou exacerbés par l’alcool.

Dépendance à l’alcool / alcoolisme

Troubles cliniques importants en présence d’au moins trois des problèmes suivants : tolérance ; crises d’abstinence ; passer une grande partie du temps à accéder à l’alcool ou à se remettre de ses effets ; réduire ou interrompre des activités importantes à cause de l’alcool ; boire plus et plus longtemps que prévu ; efforts infructueux pour tenter de réduire ou de contrôler la consommation ; continuer à boire malgré les problèmes physiques et psychologiques causés ou exacerbés par l’alcool.

Les limites citées ne s’appliquent pas aux enfants, aux adolescents, aux femmes enceintes, aux personnes prenant des médicaments qui interagissent avec l’alcool, qui font fonctionner des machines, ou qui sont porteurs de maladies liées à l’alcool (hépatite chronique, pancréatite, gastrite, etc.). Dans ces cas, l’indication est l’abstinence.

Les personnes qui prennent environ 20 verres par jour ont généralement une crise de sevrage lorsqu’elles arrêtent de boire.

Les gens ont tendance à se tourner vers l’alcool et les autres drogues quand ils sont face à des problèmes. Cependant, une consommation abusive peut entraîner vers une addiction. L’alcoolisme tue environ 3 millions de personne chaque année, selon l’OMS. Un chiffre assez important face à 600 milles personnes pour le tabac. La prise de ces drogues ou autres stupéfiants ne résout pas les problèmes de la vie. Ce sont juste des moyens d’alléger et d’échapper les problèmes pour un instant. A savoir que c’est la foie que l’alcool attaque en premier pouvant amener à une cirrhose ou même un cancer. L’alcoolisme peut aussi avoir des effets néfastes au cerveau ainsi que des maladies cardiovasculaires. Pour éviter cela, il est préférable de procéder à un sevrage alcoolique progressif. Une diminution progressive de la consommation d’alcool diminue les risques de trouble de dépendance, ce qui pourrait impacter la santé. La désintoxication doit être prise en charge par un médecin.